Médecine douce et sommeil : que nous dit la science ?

Acupuncture, sophrologie ou encore huiles essentielles… Inutile de passer par des somnifères pour soigner ses troubles du sommeil. Pourtant, la médecine douce, malgré son nom, ne doit pas être prise sans réflexion ou avis d’un professionnel de santé.
Médecine douce et sommeil : que nous dit la science ?

Vous n’arrêtez de pas de vous retourner dans votre lit, les heures passent et le sommeil vous échappe toujours ? Vous avez toujours refusé de prendre des somnifères à cause des risques qu’ils comportent ? Il existe des méthodes alternatives pour vous aider à retomber dans les bras de Morphée, notamment la médecine douce.

La médecine douce, qu’est-ce que c’est ?

Contrairement à la médecine conventionnelle, la médecine douce, appelée alternative ou complémentaire, utilise des techniques naturelles et/ou traditionnelles. Plantes, respirations ou encore musique, il existe donc de nombreuses façons de lutter contre l’insomnie sans avoir recours à des médicaments.
En 2016, selon un baromètre réalisé par Pages Jaunes Santé, les médecines douces les plus recherchées sont :
– La sophrologie, ensemble de techniques de méditation corporelle qui évolue selon les besoins ;
– L’hypnose, suggestions via une focalisation :
– Le magnétisme, transmission d’une énergie ou d’une force.
D’autres techniques, telles que l’ostéopathie ou le yoga font parties des médecines qui sont dites “douces”. La médecine traditionnelle chinoise, avec l’acupuncture notamment, est également en vogue. Cette pratique place le corps au centre de la thérapie. Elle peut donc soigner différents maux tels que les migraines, l’angoisse ou, bien évidemment, les troubles du sommeil.
De plus, certaines personnes ne peuvent pas prendre de médicaments tels que les somnifères à cause de leur santé fragile. C’est pourquoi l’utilisation de cette médecine alternative peut être plus intéressante que la médecine conventionnelle.

Certaines pratiques, comme la naturopathie, regroupent différents soins qui peuvent soulager les troubles du sommeil. La diététique, le jeûne, la musculation ainsi que relaxation font donc parties des traitements thérapeutiques existants dans la médecine douce. Tous les naturopathes ne vont donc pas prescrire les mêmes traitements.

Mais est-ce que ça marche ?

En fait, oui et non. On ne va pas vous laisser comme ça, on vous explique.
Selon le baromètre Santé de lNPES, en France et en 2010, entre 20 et 30% de la population souffre de troubles du sommeil. Mais soigner un trouble du sommeil n’est pas si évident que ça. Tout dépend de son origine. Si vos difficultés viennent du stress, de surmenage ou d’un bruit extérieur, les médecines douces peuvent donc vous être utiles. Les exercices de respirations peuvent vous aider à lâcher prise au moment du sommeil. Le yoga fait notamment partie des activités douces que vous pouvez réaliser pour vous détendre.
Cependant, l’efficacité de la médecine douce dépend du patient. Le traitement et la pratique choisis n’auront pas le même impact selon l’état et la réceptivité.
Si votre insomnie est chronique – difficulté de s’endormir au moins 3 fois par semaine, par exemple – il peut être nécessaire de consulter. En effet, les causes des insomnies peuvent s’avérer nombreuses et demander une observation médicale : dépendance à l’alcool, dépression, maladies neurologiques…

Les avantages et inconvénients de la médecine douce

En pratiquant la médecine douce, vous évitez l’exposition aux dépendances médicamenteuses, mais aussi aux effets secondaires négatifs. Également moins chers, les traitements à base de plantes, l’acupuncture et le Tai Chi sont donc favorisés pour faciliter l’endormissement. Si certaines thérapies de médecines douces sont mises en avant par des études scientifiques pour leurs bienfaits, d’autres restent non-étudiées à ce jour. Cela ne veut pas dire qu’elles ne fonctionnement pas mais que leur efficacité n’a pas été prouvée scientifiquement.
Attention, il existe pourtant certaines limites à ces médecines douces. En effet, ces dernières peuvent se pratiquer en auto-médication. Certaines thérapies, comme les plantes ou les huiles essentielles, demandent des dosages précis pour être efficaces et ne pas avoir, justement, d’effets secondaires. Alors oui, leur efficacité et leurs bienfaits sont reconnus, notamment, en France, par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Cependant, il est nécessaire de s’informer avant de les utiliser. La phytothérapie, le soin par les plantes, utilise, par exemple, l’aubépine et la valériane pour lutter contre les troubles du sommeil. Ces dernières, mal dosées, peuvent avoir un lourd effet sédatif et donc peuvent vous faire rater le réveil ou avoir des effets non désirés de somnolence. Il ne faut pas confondre la phytothérapie avec l’aromathérapie, qui utilise les huiles essentielles.
Certaines médecines comme la sophrologie ou l’homéopathie ont des praticiens spécialistes. Il est d’ailleurs possible que votre médecin traitant ait une formation médecine douce.

Petit rappel : la Sécurité sociale ne prend que très peu en charge les médecines alternatives. Cependant, votre mutuelle peut proposer des options pour prendre en charge ce type de traitement. N’hésitez pas à vous renseigner avant de vous lancer dans cette pratique si vous voulez être sûr d’être remboursé.

Si la médecine douce est une bonne alternative pour lutter contre les troubles du sommeil, il est pourtant nécessaire de faire attention, notamment à l’auto-médication, que ce soit en médecine douce ou en traditionnelle avec des médicaments. En effet, les troubles du sommeil restent une maladie. Si les symptômes persistent, allez consulter un spécialiste ! Cela peut être utile pour déterminer les causes et donc mieux les soigner, en médecine douce ou non.

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