Nos troubles du sommeil viennent-ils de nos modes de vie ?

Nous perdons chaque année, et chacun, quelques minutes de sommeil, compensées par un temps d’écran plus important chaque année. C’est alors que la question se pose : nos habitudes et modes de vie influent-ils sur notre qualité de sommeil ? Sont-ils à l’origine de nos troubles de sommeil ? Quelques éléments de réponses dans cet article.
Nos troubles du sommeil viennent-ils de nos modes de vie ?

Quelle influence de nos modes de vie sur les troubles du sommeil ?

Les troubles du sommeil ont des répercussions sur notre quotidien. Mais notre quotidien a des répercussions sur notre sommeil ! Notre manière de vivre influe très fortement sur notre rapport au sommeil. A l’ère de l’industrialisation, les habitudes changent et influent directement sur notre organisme et plus précisément sur notre sommeil. Parce que oui, nos modes de vie peuvent altérer le bon fonctionnement de notre horloge interne. Mais dans quels cas et comment prévenir ces dérèglements du sommeil ? Quelques éléments de réponses dans cet article.

Notre environnement a une incidence sur notre sommeil

Si cela semble évident, il y a bien des facteurs à prendre en compte et à analyser lorsque l’on rencontre des troubles du sommeil récurrents. Dans une ère sur-connectée, le temps passé sur les écrans augmentent un peu plus chaque année. En 2006, les Français passaient en moyenne 3h10 sur les écrans contre 5h07 en 2018, soit deux heures supplémentaires. Le problème ? Une journée fait, quant à elle, toujours 24h ! Autre exemple, si vous habitez en centre-ville. L’animation permanente de la vie nocturne combinant bruits et lumières peut causer des troubles du sommeil. Le cerveau analyse en permanence ce qui l’entoure : il ne se repose alors jamais si vous êtes toujours confronté à des nuisances perpétuelles.
Y-a-t-il des solutions ? Oui.
Mais avant de répondre aux problèmes d’endormissement par la prise d’un traitement à base de mélatonine ou de somnifères, il convient de se renseigner sur les méthodes pouvant faciliter cet endormissement. Améliorer son hygiène de vie s’avère être le premier pas vers un sommeil réparateur : une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, se coucher à la même heure chaque soir, pas trop d’alcool… Ca n’a pas l’air très marrant comme ça et changer son hygiène de vie n’est pas chose facile de prime abord mais une fois que vous aurez pris l’habitude, vous retrouverez un sommeil de bébé.

Un rythme décalé est propice aux troubles du sommeil

Vous travaillez de nuit et rencontrez des troubles du sommeil récurrents ? Tout est lié ! On vous expliquait dans un précédent article que notre rythme de sommeil est régi par notre cerveau et les rythmes circadiens. Le rythme circadien est l’alternance de différentes périodes par lesquelles se rechargent vos mécanismes physiologiques, biologiques et comportementaux. Parmi ces mécanismes, la sécrétion de la mélatonine intervient généralement entre 22h et 6h du matin pour favoriser le sommeil. Or si vous avez une activité de nuit, cette sécrétion de l’hormone du sommeil est perturbée.
L’être humain est un animal diurne : nous sommes faits pour vivre la journée. En travaillant, ou plus largement en étant actif au moment de cette production de mélatonine, notre rythme circadien se désynchronise. C’est la raison pour laquelle, un grand nombre de personnes ayant un rythme de travail décalé souffrent de troubles du sommeil récurrents et se trouvent continuellement épuisés.
On retrouve également un taux élevé de personnes présentant des troubles du sommeil quand le rythme de travail varie. Principalement dans la restauration ou le service à la personne, l’emploi du temps peut varier sur différents “shifts” (plages horaires). Une fois du matin, le lendemain en journée, le week-end, en soirée… Pour ces personnes, il est alors difficile d’avoir un sommeil réparateur puisque l’heure du coucher ou du réveil varie d’une journée à l’autre. L’horloge biologique est alors déréglée sans grande possibilité d’y remédier : la qualité du sommeil est souvent amoindrie par ces rythmes de travail.
Et parmi les causes de ces activités nocturnes ou à plages horaires variables, on y retrouve, entre autres l’insomnie, les troubles d’endormissement et la fatigue chronique dès le réveil.

La lumière influe notre endormissement

Nous avons pointé du doigt les écrans, car à l’ère de la digitalisation et du numérique, ces écrans sont une des raisons pour lesquelles le nombre d’heures de sommeil diminue pour les Français. Mais pas seulement !
Rassurez-vous, on ne va pas vous laisser sans réponse : nous avons fait tout un article sur les impacts de la lumière bleue sur notre sommeil.
Pour en revenir aux faits, notre horloge biologique est réglée grâce à la lumière, captée par la rétine et transmise au cerveau pour sécréter la mélatonine, qui favorisera alors notre endormissement. Nous l’avons expliqué dans cet article, la mélatonine est sécrétée entre 22h et 6h du matin quand la lumière du jour a disparu. Notre cerveau ne fait pas la différence entre la lumière naturelle et la lumière artificielle. En ce sens, rester en activité plus tardivement peut perturber considérablement les cycles de sommeil.
Et si les yeux captent la lumière naturelle, ils captent aussi les sources de lumière artificielle. C’est la raison pour laquelle, il n’est pas conseillé d’utiliser les écrans par exemple au moins une heure avant d’aller se coucher.
A l’inverse, il est reconnu, déjà depuis plusieurs années, que certaines couleurs influent sur notre capacité d’endormissement et notre qualité de sommeil.

Une couleur pour mieux dormir ?

En théorie, les couleurs froides comme le bleu, sont analysées par le cerveau comme des couleurs signifiant que c’est le jour. Tandis que les couleurs chaudes telles que le rouge sont assimilées à la nuit. C’est la raison pour laquelle, il n’est pas recommandé d’utiliser ses écrans trop tard puisqu’ils sont sources de lumière bleue. Il est avéré que certaines couleurs favorisent le renouvellement cellulaire et améliore la qualité du sommeil.
Pour améliorer la qualité du sommeil et réduire le stress, il est conseillé de s’exposer à une source de lumière rouge pour régulariser le cycle circadien dont on vous parlait un peu plus tôt.

Quels sont les troubles du sommeil les plus fréquents ?

Si vous souffrez de somnolence au quotidien, si vous êtes fatigués que vous dormiez 8 heures ou 5… Il y a un risque que vous souffriez de troubles du sommeil récurrents. Tout d’abord, nous ne pouvons que vous conseiller de prendre rendez-vous avec un professionnel de la santé qui pourra vous apporter un conseil adapté à votre diagnostic. Parce que, lorsque ça concerne le sommeil, la fatigue ou la somnolence récurrente peut venir de troubles de sommeil différents selon les individus.

  • L’apnée du sommeil. L’apnée du sommeil peut survenir en cas de consommation excessive d’alcool. L’alcool relâche les muscles de la gorge, augmentant la durée et la fréquence de l’apnée du sommeil, en particulier chez les personnes de plus de 65 ans.
  • La narcolepsie. Peut-être vous souvenez-vous du film Narco avec Guillaume Canet, où son personnage s’endort dans n’importe quelle situation, même en jouant au tennis. Si le film a pour but de faire rire à propos de la narcolepsie, les situations présentées ne sont pas toutes si loin de la vérité. La narcolepsie est un trouble du sommeil chronique qui pousse l’individu qui en souffre à avoir un temps de sommeil excessif combinée à une sensation de fatigue extrême entraînant alors somnolence et pouvant pousser certaines personnes à s’endormir n’importe quand, n’importe où.
  • Les parasomnies. Les parasomnies sont des comportements anormaux qui interviennent pendant les phases de sommeil. Parmi ces troubles du sommeil, on retrouve généralement le somnambulisme, les cauchemars ou terreurs nocturnes… Les parasomnies sont généralement plus fréquentes chez l’enfant et peuvent poser poser problème si elles perdurent à l’âge adulte pouvant générer somnolence, trouble de l’attention jusqu’à perturber la vie sociale.

Parce qu’un mauvais sommeil peut engendrer risque de maladies, il est important de comprendre et de connaître les incidences de nos modes de vie sur notre sommeil. Un manque de sommeil joue directement sur notre état de santé et pour trouver les solutions, il faut connaître les causes de ces troubles du sommeil. Si vous connaissez un trouble du sommeil récurrent, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel de la santé pour en connaître les causes précises et vous conseillera des solutions ou un traitement adapté au trouble rencontré.

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